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Pleine lune silencieuse

Tu ne montes ni ne descends,

Seul mon œil t’immobilise.

Pleine lune lumineuse

Dans le jour

Tu luis sans éclairer.

Pleine lune généreuse

Sensations de pouvoir vivre mille ans

A te regarder.

 

Silences des instants tout juste passés sans même un salut,

Bruissements des lointains plaisirs d’hier,

Pareils aux instants à venir, demain, tous vierges,

Et pétris d’autres possibles inconnus ;

Ils ne revêtent que les songes

Des captifs du temps.

 

Toute anticipation est vaine même en mémoire d’un désir.

Elle serait aujourd’hui aussi forte qu’une vacillante lumière d’hiver.

Pas même la main caressante et libre du matin n’ajuste les possibles.

 

Seul le présent se dilate et s’offre,

Il est lui-même le précieux jaillissant,

Insaisissable et nu.

 

Il offre à l'ami

L’ouvert des vertes avenues.