20 mars 2018

Les plus belles âmes

Les plus belles âmes sont celles qui ont le plus de variété et de souplesse. Michel Eyquem de Montaigne  
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17 mars 2018

Qu'est-ce que le moi ?

Qu’est-ce que le Moy.   Un homme qui se met à la fenestre pour voir les passans, si je passe par là puis-je dire qu’il s’est mis là pour me voir. Non car il ne pense pas à moy en particulier, mais celuy qui ayme quelqu’un acause de sa beauté l’ayme t’il non car la petite verole qui tuera la beauté sans tuer la personne fera qu’il ne l’aymera plus. Et si on m’ayme pour mon jugement, pour ma memoire, m’ayme t’on moy ? Non car je puis perdre ces qualitez sans me perdre moy, où est donc ce moy s’il n’est ny dans le corps ny... [Lire la suite]
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10 mars 2018

Mais le temps

Mais le temps (aiôn) au fil des jours rend autre tantôt cette chose Tantôt cette autre. Invulnérables seuls, les enfants des dieux.   Pindare, Isthmiques, III, 18b.
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04 mars 2018

Dans l'azur couvrant les neiges

Fin d’hiver, Un vif éclat faiblit Dans l’azur couvrant les neiges   Le temps, avec toi, Auprès de tes mains, Jaillit toujours nouvellement   Aucune heure, aucune seconde, Ne me requiert, Ni même le soir.   Clairs, vifs, amples, Ces instants suffisent. Ils vivent !  
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03 mars 2018

Le précieux jaillissant

  Pleine lune silencieuse Tu ne montes ni ne descends, Seul mon œil t’immobilise. Pleine lune lumineuse Dans le jour Tu luis sans éclairer. Pleine lune généreuse Sensations de pouvoir vivre mille ans A te regarder.   Silences des instants tout juste passés sans même un salut, Bruissements des lointains plaisirs d’hier, Pareils aux instants à venir, demain, tous vierges, Et pétris d’autres possibles inconnus ; Ils ne revêtent que les songes Des captifs du temps.   Toute anticipation est vaine... [Lire la suite]
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14 février 2018

Et vivre devint léger

Plus que « le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui », Elle inaugura la réception du don.   Comme je l’aime encore La main libre et aimante du matin. - Te souviens-tu d’elle, mon âme ? - Je ne m’en souviens pas, je la vis. Main vivifiante et généreuse, Elle réunissait, elle abolissait Toute distance avec ma propre vie, Et avec la sienne.   Jaillissement subtil, irruption secrète, Sur la chair de mon âme, La main libre et caressante du matin.   Liberté intimement éclose Aux doux feux... [Lire la suite]
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04 février 2018

Merci Friedrich Nietzsche (d'une méthode morale)

      Je dois à Friedrich Nietzsche, non pas un goût pour les camps de concentration qu'il souhaitait pour les prêtres, ni pour la destruction de village comme blague d'étudiant, ni pour l'obéissance aux forts, mais un goût pour une petite méthode morale que je me suis permis d'amplifier, - la trouvant un peu étroite.    Au hasard d'une lecture dont je n'ai absolument pas la source à présent, il "m"'invitait à lire le théâtre en me cherchant moi-même dans les personnages : héros ou bouffon, victime... [Lire la suite]
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04 février 2018

Indignez-vous !

S'indigner d'une faute devant celui ou celle-là dont on s'indigne, in vivo, s'exprime souvent par un rictus de mise à distance, comme devant le sale ou le malodorant, et se traduit par une attitude plus prompte à diminuer le fautif, plutôt que de se montrer elle-même exemplaire, comme pour le tenir sous le pouvoir d'une juridiction qui nous vient de nulle part, sinon de notre imagination. Dans combien d'indigrations, théâtrales ou discrètes, souvent mesquines, j'ai entendu, sans paroles : "je te juge, tu m'es donc inférieur, alors... [Lire la suite]
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08 janvier 2018

Dépouiller ses pensées

Dépouiller ses pensées, jusqu'en leur nudité diaphane. Dépouiller sa pensée, la sculpter, par fines incises, pour l'écorcer, lentement, - et choient ses oripeaux.   La condenser pour la limiter, la circonscrire.   Penser sa pensée desquamée, évidée. Puis presque rien. Libre advenue. Evidence du vide qui remplit tout. Vide ni effroyable ni réjouissant.
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07 janvier 2018

neige

Seul, Là, La neige tombe tout en flottant.   Kobayashi ISSA  
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