Le sérac philosophe

16 avril 2018

Impératifs catégoriques et autres

Impératifs catégoriques « Agis seulement d'après la maxime grâce à laquelle tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle. » « Agis de façon telle que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans toute autre, toujours en même temps comme fin, et jamais simplement comme moyen. » Immanuel Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs.   Impératifs interrogatifs Agirons-nous seulement d’après la joie joyeuse grâce à laquelle nous pourrons désirer en même temps qu’elle... [Lire la suite]
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12 avril 2018

Mais si « Schiller riait », Goethe, au contraire

« Que dis-tu du Sophocle de Hölderlin ? Est-ce que l’auteur délire ou ne fait-il que semblant, et son Sophocle est-il une satire voilée des mauvaises traductions ? L’autre soir, comme je me trouvais avec Schiller chez Goethe, je les ai régalés de ce morceau. Lis donc le quatrième chœur d’Antigone. Il fallait voir comme Schiller riait… » Ainsi écrivait, dès juillet 1804, un cadet de Hölderlin à l’un de ses amis. Mais si « Schiller riait », Goethe, au contraire, a pu rester silencieux. Peut-être pensait-il... [Lire la suite]
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12 avril 2018

Au bord de la rive, Subsiste tel qu'en toi-même Miroitant comme de l'eau

Au bord de la rive Ne regardant ni l'amont ni l'aval Seulement l'écoulement qui miroite   Je m'écoule avec l'eau qui miroite... Tout s'écoule avec l'eau qui miroite   Sur l'eau qui miroite Ne pose aucune pensée Ni vapeur de désir : Subsiste tel qu'en toi-même Miroitant comme de l'eau.
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30 mars 2018

"Un signe sommes nous"

  Un signe sommes nous, vide de sens, Nous, de douleur vides, qui avons presque La langue perdue à l'étranger. Oui, quand bataille au-dessus des hommes Au Ciel se livre, et que violente est la marche Des étoiles, aveugle est alors la foi, mais que se penche Le Parfait sur la Terre, et s'individualise Le vivant, et un pays se trouve L'Esprit.                    et retentit l'écriture et Chênes de s'éventer au bord des névés.... [Lire la suite]
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20 mars 2018

Les plus belles âmes

Les plus belles âmes sont celles qui ont le plus de variété et de souplesse. Michel Eyquem de Montaigne  
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17 mars 2018

Qu'est-ce que le moi ?

Qu’est-ce que le Moy.   Un homme qui se met à la fenestre pour voir les passans, si je passe par là puis-je dire qu’il s’est mis là pour me voir. Non car il ne pense pas à moy en particulier, mais celuy qui ayme quelqu’un acause de sa beauté l’ayme t’il non car la petite verole qui tuera la beauté sans tuer la personne fera qu’il ne l’aymera plus. Et si on m’ayme pour mon jugement, pour ma memoire, m’ayme t’on moy ? Non car je puis perdre ces qualitez sans me perdre moy, où est donc ce moy s’il n’est ny dans le corps ny... [Lire la suite]
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10 mars 2018

Mais le temps

Mais le temps (aiôn) au fil des jours rend autre tantôt cette chose Tantôt cette autre. Invulnérables seuls, les enfants des dieux.   Pindare, Isthmiques, III, 18b.
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04 mars 2018

Dans l'azur couvrant les neiges

Fin d’hiver, Un vif éclat faiblit Dans l’azur couvrant les neiges   Le temps, avec toi, Auprès de tes mains, Jaillit toujours nouvellement   Aucune heure, aucune seconde, Ne me requiert, Ni même le soir.   Clairs, vifs, amples, Ces instants suffisent. Ils vivent !  
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03 mars 2018

Le précieux jaillissant

  Pleine lune silencieuse Tu ne montes ni ne descends, Seul mon œil t’immobilise. Pleine lune lumineuse Dans le jour Tu luis sans éclairer. Pleine lune généreuse Sensations de pouvoir vivre mille ans A te regarder.   Silences des instants tout juste passés sans même un salut, Bruissements des lointains plaisirs d’hier, Pareils aux instants à venir, demain, tous vierges, Et pétris d’autres possibles inconnus ; Ils ne revêtent que les songes Des captifs du temps.   Toute anticipation est vaine... [Lire la suite]
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14 février 2018

Et vivre devint léger

Plus que « le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui », Elle inaugura la réception du don.   Comme je l’aime encore La main libre et aimante du matin. - Te souviens-tu d’elle, mon âme ? - Je ne m’en souviens pas, je la vis. Main vivifiante et généreuse, Elle réunissait, elle abolissait Toute distance avec ma propre vie, Et avec la sienne.   Jaillissement subtil, irruption secrète, Sur la chair de mon âme, La main libre et caressante du matin.   Liberté intimement éclose Aux doux feux... [Lire la suite]
Posté par Anaximandre à 22:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]